3 semaines au Japon : Débrief à chaud

Ça fait 3 jours que nous sommes revenus du Japon.

Ça fait 3 jours qu’on réclame notre lit à 20h et qu’à 5h du matin, tout le monde est sur le pont.

Ça fait 3 jours qu’on se réveille la nuit en se demandant dans quelle chambre d’hôtel ou ryokan nous sommes et ou sont nos « slippas » pour aller rendre visite aux toilettes chauffantes/lavantes.

Débriefer très tôt, c’est de prendre le risque de se lancer dans une longue liste de comparaisons dont la conclusion serait : « Là-bas, tout est bien, ici tout est pourri ».

Car oui, il faut quelques jours pour se replonger dans le quotidien. D’ailleurs, en reprenant le métro les premiers jours, la seule chose qui nous fait sortir de votre torpeur « jet-lagesque » est l’annonce en japonais pour prévenir de faire attention aux pickpockets.

C’était notre troisième voyage au japon et pendant 3 semaines, on a oublié la France, sans regrets. Plus de facebook, plus de site d’information pour apprendre les dernières facéties politiques, les tristes nouvelles économiques ou les faits divers qui font perdre foi dans l’espèce humaine.

Le seul lien qui nous maintenait avec notre pays d’origine était notre fils qui s’amusait comme un petit fou chez ses grands-parents (article à venir).

A chaque fois que nous sommes partis, nous avons découvert un nouveau Japon et cette fois-ci n’a pas échappé à la règle. Nous avons pu nous poser lors des nombreux déplacements en train pour analyser ce que nous ressentions et force est de constater qu’il est difficile de trouver des motifs d’insatisfaction.

Alors si le Japon des touristes est forcément une lucarne déformée, elle est bien agréable quand même.

Ce qui nous a principalement frappés cette fois, c’est le « calme/zen » qui règne partout. Même dans des endroits très fréquentés, passagers ou autre, jamais nos oreilles ni nos yeux n’ont été agressés : des carrefours de Shibuya à la gare de Tokyo, pas de crissements de pneus, pas de klaxons, pas de motos qui démarrent en trombe ou de personnes qui font hurler leurs baffles. Ça renforce le sentiment qui permet de se convaincre que, pour tout un tas de raisons, les japonais savent vivre intelligemment en communauté.

Nous avions lu sur un blog que le Japon est un pays ou on évite le stresse inutile : Sans connaître les réelles conditions du marché du travail au-delà de la réputation qu’il a et de quelques témoignages de connaissances y gagnant leur vie, cela semble être vrai.

De retour à notre travail, en réponse aux questions goguenardes des collègues qui demandent si nous avons mangé du chien ou du rat là-bas, quelques petits exemples choisis suffisent rapidement à faire troquer les sourires en coin pour des faciès d’étonnement, voire d’envie. Ça, c’est fait !

A part ça, quoi de neuf au Japon ? Pas grand-chose vu des yeux de touristes de 3 semaines.

– Les gens sont toujours aussi respectueux et polis, même si certains disent que ce n’est qu’une façade,

– Les trains sont toujours aussi propres, ponctuels et spacieux,

– Les japonaises ont toujours des jupes ou des shorts aussi courts, sans pour autant se faire agresser verbalement et/ou physiquement. En fait, il y en a tellement au m² que personne n’y prête attention. « Projet crocodiles » n’aurait pas vraiment de sens la-bas.

– Il y a toujours moyen de se restaurer pour pas cher et bon, de trouver des produits de première nécessité 24h/24 ou de se prendre une canette dans un distributeur apparemment neuf, en marchant quelques rues à peine

– Il y a toujours un sens du service au client qui dépasse l’entendement (français, du moins)

– Il y a toujours une TV aussi inintéressante (ou on ne regardait pas aux bonnes heures)

– Il y a toujours des japonais (ivres ou non) qui vous prennent pour des américains mais qui ne vous lâchent plus dès qu’ils apprennent que vous êtes français.

Alors, oui revenir en France, ce n’est pas forcément une joie, surtout quand on retrouve les incivilités locales à peine sortis l’avion. Mais du coup, nous faisons des économies de langage : nous remisons notre pack d’étiquette japonaise à base de : sumimasen, douzo, domo, shitsureshimasu, kekko desu, arigatou gozaimasu et autres gomennasai, contre quelques formules lacunaires plus fleuries, mais bien de chez nous.

A la limite, avoir quelques jours pour digérer les vols retour n’aurait été pas du luxe mais pas de chance, nous avons dû reprendre dès le lendemain.

La conséquence, c’est cette sensation d’avoir été sevrés net d’une forme de drogue, avec l’envie de prendre sa dose minimum qui se résumera à aller prendre un lamen dans le quartier japonais de Paris. En attendant le prochain voyage (car revenir du Japon et se dire « c’était la dernière fois », ce n’est juste pas possible), ça fera illusion.

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3 réflexions sur “3 semaines au Japon : Débrief à chaud

  1. Illusion…. ou pas. 😦
    Gnagnagna vous avez bouffé du chieeeen ? Raaaaah nan mais sérieux, j’espère que tu leur as inculqué un peu de culture générale <.<

  2. Bonjour nous partons au Japon aux mêmes dates que vous a la fin de l’année, pouvez vous me donner des indications sur le climat et les températures ?

    1. Bonjour,

      Nous sommes partis 2 fois à ces dates. Il y fait relativement bon même s’il peut faire frais le matin ou le soir.
      Disons minimum 10° et nous avons eu jusqu’à 25° à Hiroshima un 30 novembre.

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