JOUR 10 – KYÔTO -京都市

Ce deuxième jour à Kyôto a été divisé en deux sites distincts : le Daigo-Ji (醍醐寺) et le Fushimi-Inari (伏見稲荷大社).

Si vous êtes intéressés par le Japon et que vous avez, au moins une fois dans votre vie, cherché les différents posters que l’on peut trouver dans le commerce, vous avez fatalement vu un paysage du Daigo-Ji en automne. Un pont, un petit temple rouge, le tout encadré d’érables, c’est un incontournable.

Pour y aller, on déroge à la règle selon laquelle on ne se déplace qu’en bus à Kyôto.

Pour rappel, prendre le bus à Kyôto est très simple et économique. On monte toujours par l’arrière du véhicule et on attend d’arriver à destination pour descendre à l’avant et payer à ce moment-là.

Plusieurs options :

  • Soit vous payez un trajet simple au prix de 230 ¥. Dans ce cas, introduisez la monnaie exacte dans la machine à côté du conducteur, dans le réceptacle du dessus
  • Soit vous n’avez pas de monnaie et dans ce cas, inutile de sortir la ventoline, introduisez votre argent dans le réceptacle de derrière et tel un jackpot, vos pièces sortiront en dessous. Puis, se référer au point au-dessus pour payer.
  • Soit vous avez décidé de faire plusieurs voyages en bus dans la journée et là, il va falloir converser un minimum avec l’autochtone conducteur de bus. Car oui, il vous faut un One Day Pass, petit billet de 500 ¥ qui vous permettra de faire des trajets illimités en une journée. Cela dit, pas de panique, quand vous allez baragouiner votre « Wan-dé-passu wo kudasai » hésitant, le conducteur va sans nul doute, vu la longueur de votre nez et votre accent pourri, comprendre de quoi il s’agit. Il vous encaissera directement et introduira le Pass dans la machine. A partir de là, vous le monterez simplement à chaque conducteur (sans le remettre dans la machine), à chaque fois que vous descendrez (à l’avant donc, on suit ?)

BREF, PAS DE BUS pour aller au Daigo-ji !

Prenez la Ligne TOZAI en direction de ROKUJIZO et descendez à la station DAIGO. Puis, marchez un bon quart d’heure vers l’Est à travers des rues légèrement montantes pour arriver à l’entrée du site.

Arrivés sur place, c’est une bonne surprise. Le Daigo-Ji, ce n’est pas uniquement la photo de la carte postale mais plusieurs sites.

Mais avant de commencer à explorer, nous tombons sur une petite animation avec de multiples stands de nourriture et vente de divers objets. Bien qu’il soit tôt le matin, nous nous jetons sur un Tamagoyaki (omelette), un Takikomi Gohan (Riz aux légumes) et un Yaki Mochi (pâte de mochi grillée) divins. Si nous sommes les seuls occidentaux sur place, l’accueil qui nous est réservé est strictement le même que pour les japonais. Avec deux mots échangés dans la langue de Murakami et c’est presque l’extase.

C’est donc le ventre plein que nous attaquons le premier site, le San Boin…

Et là, grosse claque, c’est peut-être le plus beau temple + jardin que nous ayons vu au Japon. Il est difficile de le décrire car les photos y sont strictement interdites. En bons gaijin, nous avons bien essayé de resquiller mais le personnel veille au grain. Grosse frustration de ne pas pouvoir monter ce que à quoi cela ressemble. Il faut donc y aller !!

Photo -pas-de-nous quand même ci-dessous, mais elle est prise directement du jardin, donc il est impossible en tant que touriste d’avoir cette perspective : https://www.atpress.ne.jp/releases/52725/img_52725_1.jpg

En ressortant, nous avançons dans le site en croisant une Pagode et plusieurs temples avec échoppes avant d’arriver au fameux pont qui se reflète dans une étendue d’eau. Honnêtement, ça vaut la carte postale, il faut juste attendre que les touristes passent car il est possible de s’aventurer sur le pont et faire le tour du temple.

Autant dire que l’ensemble du site est truffé d’érables à différents stades de maturation, ce qui nous a permis d’admirer toutes les couleurs, du vert profond au rouge.

Nous en terminons par la visite d’un bâtiment récent lequel abrite de superbes statues de divinités, donc Kannon.  Mais là, encore, pas de photos possibles….

C’est vraiment à regret que nous devons partir car ce Daigo-Ji est vraiment un superbe endroit, sans aucun touriste (ce jour de chance), en immersion totale parmi des japonais absolument adorables.

C’est un lieu extrêmement reposant

Direction le Fushimi en reprenant le train de DAIGO jusqu’à ROKUJIZO, puis transfert à pied à la station ROKUJIZO NARA LINE qui permet de reprendre la ligne JR Nara line et de réutiliser le JR PASS, jusqu’à la station Inari. Le site est juste à la sortie de la gare, côté EST.

Le Fushimi-Inari, c’est pour nous le must-see de Kyôto. Nous ne connaissons personne qui y est allé et qui n’a pas été séduit. C’est d’ailleurs notre 3ème visite, mais c’est un peu la déconvenue.

En effet, le Fushimi Inari-Taisha de son nom complet, c’est un sanctuaire Shinto, composé d’un dédale de Torii qui serpente sur une colline. Il est associé à la divinité du renard (Inari). En gros, le site est très étendu, et il faut grimper des centaines de marches pour atteindre le sommet. Rien que ne peut faire quelqu’un de normalement constitué, en témoignent les personnes âgées japonaises et les joggers qui y circulent en permanence.

Horreur donc, car en 2008 et 2009, lors de nos premières venues pourtant en pleine saison touristique, le site n’était pas aussi plein.

Or, cette fois-ci, c’était blindé de chez blindé : du touriste de tout horizon par camions entiers.

Si cela vous arrive quand vous arrivez, ne rebroussez pas chemin. Il suffit de grimper une petite vingtaine de minutes pour que le flot s’éclaircisse. Si vous attaquez l’ascension en milieu de journée, vous serez même très peu nombreux au sommet mais pensez à aller acheter votre petit torii aux boutiques de souvenirs avant, car elles ferment à 17h.

Nous retrouvons donc l’atmosphère particulière du lieu où se mêlent mystère, recueillement et toute une colonie de chats errants plus ou moins farouches.

Nous arrivons à mi-parcours au soleil tombant ce qui nous permet d’avoir un magnifique vue sur la ville et à la nuit noire au sommet.

Car cette fois-ci, nous voulions voir le site de nuit, à la lumière des lanternes. Quasiment seuls sur les chemins de la descente, le retour est presque magique car les autels sont souvent éclairés à la bougie.

Nous retournons vers Kyôto par la ligne JR NARA, alors que tous les touristes ont déserté.

Nous finissons la journée dans les galeries marchandes de la ville (Teramachi-Shinkyogoku), un endroit où vous trouverez souvenirs, de quoi manger, de quoi vous habiller et prendre un pouls différent de la ville. Partir de la rivière Kamogawa, marchez vers l’OUEST sur la Shijo-Dori, vous trouverez l’une des 2 entrées sur la droite.

Demain, c’est Okayama, dernière étape sur Honshu avant de basculer sur Shikoku.

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